Mobilisation pour une industrie forte, durable et attractive en Région Sud Paca

En avril dernier, l’UIMM Alpes-Méditerranée et les organisations syndicales représentatives dans le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes de Haute-Provence ont réalisé un bilan de l’impact de la crise de la Covid-19 sur les industries locales, un an après le début du premier confinement. Elles ont exposé leur déclaration commune pour une relance de l’activité rapide, ambitieuse et innovante.
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En Région Sud, grâce à la diversité des filières et à la part moindre de la filière automobile, l’industrie a quasiment retrouvé son niveau d’avant crise. Le faible recours à l’activité partielle est aussi une preuve de cette reprise. Alors qu’en mai 2020, 45% des entreprises avaient fait appel à ce dispositif, elles ne sont plus que 23% à l’avoir utilisé ces trois derniers mois. En outre, si les prévisions d’embauches restent encore en retrait, celles d’investissements repartent à la hausse.

Cette performance est l’aboutissement d’une très grande résilience des acteurs industriels. Dès mars 2020, les industriels se sont associés avec les partenaires sociaux afin de rendre possible la reprise d’activité dans des conditions responsables de santé et de sécurité. L’UIMM les a informé et conseillé, . Elle a également décrypté les nombreuses règlementations mais elle les a iaccompagné concrètement dans leurs transformations. Elle a notamment rédigé le tout 1er Guide de Branche pour l’adoption des Mesures de Prévention du Covid-19 en entreprise industrielle lequel a permis ensuite aux entreprises, en concertation avec leurs élus, de répondre rapidement aux interrogations induites par l’exigence d’une continuité d’activité en sécurité.

Un plan de relance ambitieux

L’UIMM Alpes-Méditerranée et les organisations syndicales représentatives dans le Var, les Bouches-du-Rhône et les Alpes de Haute-Provence saluent l’engagement de l’État et des collectivités locales pour les moyens importants consacrés au soutien à l’investissement et à la modernisation de l’industrie qui représentent près d’1/3 du plan de relance de 100 milliards d’euros. Elles se félicitent notamment de la convention Relance Industrie signée le 18 janvier 2021 entre le Ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion et l’OPCO 2i dont l’enveloppe mobilisée pourra financer 25 000 parcours de formation pour les salariés des 32 branches professionnelles membres de l’opérateur de compétences. Sur les 150 millions d’euros fournis par l’État, 7 millions ont été accordés aux entreprises en difficulté de la Région Sud.

Un effort supplémentaire attendu


Dans la Région Sud, les montants et moyens accordés à la défense, au développement et au maintien de l’industrie sur le territoire sont en dessous des défis et du rôle des entreprises industrielles locales, créatrices d’emplois et d’innovations. Sur près de 300 dossiers présentés, seulement 23 ont obtenu une réponse. Face à ce constat, les partenaires sociaux de la Métallurgie appellent l’État et les collectivités publiques à renforcer leurs efforts et à accélérer le traitement des dossiers portés par les industries de la région, car derrière chaque dossier se trouvent de la création de valeur, des emplois, de la compétitivité, de l’innovation ou encore de la transformation environnementale.

« Le plan de relance est un pacte qui engage tout le monde. Dirigeants, industriels, salariés de l’industrie, partenaires sociaux… C’est ensemble que nous arriverons à développer nos industries et à relever les 3 grands défis du secteur industriel qui sont l’accélération de la transformation de l’industrie vers l’industrie 4.0, l’attractivité des métiers industriels et l’implantation de nouvelles activités industrielles dans la Région Sud. C’est ensemble que nous devons nous mobiliser pour que notre industrie soit plus verte, plus inclusive et plus forte sur nos territoires. Nous comptons sur l’État et les collectivités locales pour avancer à nos côtés. » déclare Thierry Chaumont, Président de l’UIMM Alpes-Méditerranée.

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Valérie Brenugat
J’ai toujours eu le goût des sciences et de la communication notamment écrite. C’est pour cette raison que j’avais choisi de faire des études de sciences et de communication. Puis une vingtaine d’années d’expériences dans les médias, l’industrie et les organismes de recherche m’ont permis de devenir la rédactrice en chef des revues Maintenance & Entreprise et Qualité Références.