UIMM Régions Sud Corse créée pour accompagner l’industrie de demain

Le 27 avril 2022, l’UIMM Alpes-Méditerranée, l’UIMM Côte d’Azur et l’UIMM Vaucluse ont créé l’UIMM Régions Sud Corse, afin de déployer, entre autres, la nouvelle convention collective nationale dans la région Sud et la région Corse.
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© Marc Josse

« Cette nouvelle UIMM « bi-régionale » est la concrétisation d’une mobilisation de nos Chambres Syndicales Territoriales pour accompagner les entreprises face aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux d’aujourd’hui. Elle est le résultat d’une vision partagée des politiques et services utiles aux entreprises et d’outils régionaux déjà communs. Avec l’UIMM Régions Sud Corse nous parlons tous d’une même voix, dans le même sens. Je suis honoré d’en être le Président et remercie encore les présidents de l’UIMM Côte d’Azur et de l’UIMM Vaucluse pour leur confiance » déclare Thierry Chaumont, Président de l’UIMM Régions Sud Corse et Président de l’UIMM Alpes-Méditerranée.

Un interlocuteur unique


L’objectif de l’UIMM Régions Sud Corse consiste à proposer un interlocuteur unique et privilégié aux pouvoirs publics et aux institutions régionales tout en ne modifiant pas l’implantation territoriale. Cette nouvelle entité intervient donc en complémentarité des services de proximité fournis par les trois UIMM territoriales. Elle représentera, au niveau des deux régions, les intérêts des entreprises sur les sujets liés à l’emploi, la formation, la santé au travail, l’environnement, l’attractivité des métiers et le développement économique.
La métallurgie représente un secteur clé de l’économie régionale. L’UIMM en PACA et Corse réunit 850 entreprises adhérentes, de la TPE au grand groupe, pour plus de 50 000 salariés.

Une industrie moderne et plus attractive


Le 7 février 2022, après 6 années de négociation, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) et trois organisations syndicales représentatives (FO, CFDT et CFE-CGC) ont signé une nouvelle convention collective nationale unique pour les salariés de la métallurgie. Ce texte, qui remplacera à partir du 1er janvier 2024, les 78 conventions existantes, représente un tournant historique pour tous les salariés et les entreprises du secteur. Il fournira à chacun une solution innovante, adaptée aux nouveaux enjeux de l’industrie en matière d’emploi, de développement, d’attractivité et de performance. Plus simple et plus lisible, il assurera à tous une plus grande sécurité juridique.

La colonne vertébrale de cette nouvelle convention collective est un nouveau système de classification des emplois, lequel permettra plus d’équité grâce à une description des emplois plus claire. Les emplois seront classés en fonction de six critères : la validation des connaissances, la contribution, la communication, la coopération, la description des tâches et l’autonomie. Cette nouvelle grille prendra en compte l’évolution des métiers et la diversité des compétences.
Le second pilier de cette convention collective porte sur le salaire minimal. Jusqu’à présents définis au niveau des territoires, les minimas seront désormais fixés au niveau national et applicables de façon homogène partout dans l’Hexagone.
Enfin, les salariés non-cadres du secteur connaitront, grâce à ce nouveau texte, une amélioration de leur couverture sociale avec notamment la mise en place d’un régime de prévoyance (décès, incapacité, invalidité).
« Cette nouvelle convention collective nationale est le fruit de 6 années de négociation, de compromis : elle simplifie les relations employeurs et salariés grâce à un texte unique applicable à tous, cadres et non cadres, partout en France. Elle modernise les dispositifs et s’adapte au modèle social d’aujourd’hui, elle est innovante et attractive pour attirer et fidéliser de nouveaux talents : en bref elle constitue un cadre qui contribue au développement et à l’excellence de l’industrie. » affirme Gilbert Marcelli, Président de l’UIMM Vaucluse.

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Valérie Brenugat
J’ai toujours eu le goût des sciences et de la communication notamment écrite. C’est pour cette raison que j’avais choisi de faire des études de sciences et de communication. Puis une vingtaine d’années d’expériences dans les médias, l’industrie et les organismes de recherche m’ont permis de devenir la rédactrice en chef des revues Maintenance & Entreprise et Qualité Références.