WeMaintain s’installe à Londres

Moins de trois ans après son lancement, et après avoir changé le marché parisien de la maintenance d’ascenseurs, WeMaintain ouvre un bureau à Londres.
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La capitale britannique, connue pour la vitalité de son immobilier commercial, est un tremplin de croissance pour la startup française qui pour se développer compte sur ses clients historiques tels que Engie Solutions, BNP Paribas REPM et Sodexo, et sur ses premières signatures locales avec L&Q, Westbury Residential, Business Design Centre (Islington) et Meadow Partners. 

La pertinence de son modèle, qui propose aux gestionnaires d’immeubles un service combinant le savoir-faire de techniciens et les capacités d’agilité et de prédictivité de sa technologie propriétaire, correspond aux nouvelles attentes du marché immobilier d’outre-manche.

“Le succès que nous rencontrons en France est un indicateur fort des besoins du secteur. Les problématiques de nos clients français sont en grande partie similaires à celles que nous avons identifiées outre-manche. Londres est donc un endroit idéal pour prouver la réplicabilité de notre modèle.” affirme Benoît Dupont, CEO et co-fondateur de WeMaintain. 

Un marché en pleine expansion face à des problématiques structurelles et contextuelles fortes

Aujourd’hui estimé à 1,2 milliard de livres sterling, le marché de la maintenance d’ascenseurs et des escalators continue de croître (+6,5 % d’une année sur l’autre). Ces dernières années, il a connu des mutations importantes tant de le domaine du plan urbain que dans les récentes innovations managériales et technologiques.

Avec un nombre record de projets de construction d’immeubles de plus de 20 étages (près de 550 constructions prévues en 2020), la métropole londonienne se distingue de son homologue hexagonale par la verticalité accrue de ses quartiers d’affaires. Cette tendance à l’élévation nécessite la présence de très nombreux ascenseurs – parfois des dizaines pour un seul immeuble – et entraîne une importante utilisation de ces derniers. Cela constitue un poste de coût et de préoccupation majeur pour les gestionnaires.

En outre, de nouveaux acteurs fournissent des solutions aux problématiques de durabilité, de sécurité et de connectivité avec des technologies de collecte et d’analyse de données, ouvrant la voie à l’ère du smart buildingIls mettent à la disposition des détenteurs d’actifs immobiliers, des indicateurs fiables qui appuient leurs décisions d’investissement et favorisent l’exploitation de leurs immeubles.

Enfin, si des pratiques telles que le télétravail, le desk-sharing ou le flex-office étaient déjà une réalité pour de nombreuses entreprises londoniennes, elles ont été largement démocratisées avec la crise sanitaire de 2020, soulevant des questions sur l’utilité des espaces de travail traditionnels. Au-delà des attentes au niveau des coûts du mètre carré/nombre de salarié, les occupants modifient leurs attentes en matière d’expérience d’utilisation.  

WeMaintain : un modèle qui a déjà fait ses preuves 

Dirigée par Tom Harmsworth, ancien Service Delivery Manager chez Otis et co-fondateur d’une société d’ascenseurs, l’équipe de WeMaintain au Royaume-Uni a comme objectif de démontrer la pertinence et la scalabilité de son modèle. Son atout réside dans l’alliance du service et de la technologie pour :

  • Plus d’efficacité des techniciens qualifiés : une division par 3 des pannes au bout de 6 mois de maintenance.
  • Plus de réactivité : 72% des interventions sont effectuées en moins de 2h (contre 4h en moyenne).
  • Plus de connaissances : boitier IoT de maintenance prédictive qui fournit des datas clés sur l’immeuble (analyse du trafic, étages les plus fréquemment utilisés, pics d’affluence…).
  • Plus de transparence, à chaque étape. 

“Je suis fier de rejoindre WeMaintain à l’occasion de sa première internationalisation, à Londres, un marché en quête d’innovation et aux attentes fortes” déclare Tom Harmsworth, Managing Director de WeMaintain UK. 

Tout a été structuré et anticipé pour que l’impact du contexte sanitaire actuel soit minime sur notre implantation et notre collaboration avec les équipes de Paris. Nous sommes très chanceux.” conclut Tom Harmsworth.

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Valérie Brenugat
J’ai toujours eu le goût des sciences et de la communication notamment écrite. C’est pour cette raison que j’avais choisi de faire des études de sciences et de communication. Puis une vingtaine d’années d’expériences dans les médias, l’industrie et les organismes de recherche m’ont permis de devenir la rédactrice en chef des revues Maintenance & Entreprise et Qualité Références.